En mer

La mer enfin conquise

Les débuts de l'offshore gabonais

Les débuts de l'offshore gabonais

Au cours de la même période, engagée pour son propre compte dans la prospection marine du plateau continental gabonais, la SPAFE découvre en 1962 le gisement d’Anguille , inaugurant ainsi l’offshore gabonais. De structure et de stratigraphie complexes, la zone d’Anguille appartient au système sénonien où l’épaisseur des terrains sédimentaires dépasse 2 000 m et qui, sur terre, rejoint la zone de N’Tchengué.

Mais, les forages effectués sur Anguille sont 5 à 10 fois plus coûteux qu’à terre, nécessitant le transport d’appareils très encombrants, très chers et dont l’acquisition ne peut être envisagée que pour une utilisation de longue durée. Premier gisement marin de la zone franc, la découverte d’Anguille présente un intérêt majeur. Bien d’autres gisements marins sont, alors, successivement découverts : Torpille et Anguille Nord-Est, décelés en 1968 et exploités à partir d’installations marines, ainsi que celui de Grondin (1971), le premier à comprendre une plate-forme d’habitation.

Grondin, première plate-forme avec quartier d'habitation

Grondin, première plate-forme avec quartier d'habitation

Ces découvertes démontrent l’intérêt pétrolier de certains objectifs géologiques et mettent en évidence une nouvelle province pétrolière dans l’offshore du sud du Gabon autour de Mbya et de Tchibala. Elles représentent, en outre, des accumulations importantes de réserves récupérables et justifient donc pleinement les efforts accomplis par la SPAFE tout d’abord puis par ses descendantes directes : ELF SPAFE, créée en 1968 et devenue Elf Gabon en 1973 . En 1974, la production de pétrole du Gabon franchit le cap des 10 millions de tonnes, puis elle dépasse celui des 11 millions de tonnes en 1975, 1976 et 1977 . A partir de cette date, elle commence à décliner pour se stabiliser aux alentours de 7 millions de tonnes.